Suite aux menaces de radiation des enseignants grévistes, Une marche de protestations des syndicats pour affronter le gouvernement

Publié le par gilmax

Syndicalistes 2Le mouvement de grève des enseignants connaîtra une nouvelle phase cette semaine avec une marche, le mardi et un meeting deux jours plus tard. Les enseignants considèrent les menaces du gouvernement de radier les grévistes comme une provocation. C’est ce qui ressort de la conférence de presse organisée vendredi 02 mars dernier  par le Haut conseil syndical de l’éducation (Hcse) regroupant les mouvements tels que le Front, la Fesen, le Cosen et la Feseq à la bourse du travail de Cotonou.
Garder la cohésion, le calme, la sérénité et ne pas céder à la provocation et aux diverses menaces proférées par le gouvernement. Organiser dans les heures à venir une riposte à la hauteur de la menace à travers des actions hardies. Inviter tous les enseignants en lutte à une grande mobilisation pour l’organisation de la marche prévue pour ce mardi 06 mars 2012 et le meeting pour le jeudi 08 mars 2012 à la bourse du travail. Ce sont les trois grandes décisions qui sortent de la déclaration conjointe de quatre regroupements syndicaux des enseignants que sont le Front, la Fesen/Cstb, le Cosen et la Feseq. La presse était conviée à la conférence de presse animée ce  vendredi 02 mars 2012 par ces groupements syndicaux. Ladite déclaration était lue  par Paulin Gbénou, porte-parole du Front. Selon ce dernier, si les enseignants prennent ces décisions c’est à cause du compte rendu du dernier conseil des ministres qui menace les enseignants grévistes de radiation. Il estime que c’est une attitude régressive du gouvernement qui use de tous les astuces possibles pour semer la confusion au sein des populations aux fins de les opposer aux enseignants  et dénonce  surtout  la manière cavalière avec laquelle  les autorités béninoises gèrent la crise actuelle. «Le gouvernement  menace, diffame et envoie comme c’est devenu la règle, les ministres en campagne contre les enseignants», a souligné Richard Houndjo du Cosen-Bénin.  Ainsi «Le Front, la Fesen/Cstb, la Cosen-Bénin et la Feseq tiennent le gouvernement responsable des déconvenues qu’engendrerait son entêtement à ne pas satisfaire les légitimes revendications des enseignants», a ajouté Paulin Gbénou.
Au cours de la conférence, les enseignants ont déclaré que ce que leur donne jusqu’ici le gouvernement est une allocation à l’incitation à la profession d’enseignant et non la prime de 25% de la période  2011-2014 convenue. Pour se faire entendre une fois encore les enseignants des quatre regroupements vont battre les pavés de l’Etoile rouge en direction de la primature. Ils ont aussi prévu des assemblées générales sur toute l’étendue du territoire ce jour. Etaient aussi présents lors de la conférence de presse en dehors des enseignants, Paul Essé Iko, membre du Fesen/Cntb et secrétaire général adjoint de la Cntb, Eustache Zinzindohoué de Fesen/Cntb  et Jean-Pierre Koucou du Feseq.
Edem ANAKA / Le Matin

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