Remaniement Où est le gouvernement d’ouverture de Yayi ?

Publié le par gilmax

gouner-yayi.jpgDans son adresse officielle le 13 mai 2011, le président Boni Yayi a annoncé qu’il allait former un gouvernement d’ouverture. Suite à la formation de la première équipe de son second quinquennat, l’opinion se demande si le chef de l’Etat a matérialisé ce qu’il a promis. « S’agissant du Gouvernement d’ouverture que j’ai préconisé au niveau de l’Exécutif, je voudrais vous annoncer que les contacts nécessaires sont déjà en cours dans le souci d’instaurer une paix sociale durable. En attendant leur aboutissement, et pour assurer la continuité de l’Etat, un Gouvernement sera mis en place dans les prochains jours. Je saisis l’occasion pour rassurer dès à présent les uns et les autres que la nouvelle équipe gouvernementale sera réduite pour tenir compte des moyens limités de l’Etat et respectera bel et bien le principe du genre et de la parité conformément à mes engagements antérieurs ».
Ainsi s’exprimait le chantre de la Refondation le 13 mai 2011. C’est ce jour-là que le président de la République a parlé pour la première fois de Gouvernement d’ouverture suite à sa réélection contestée du 13 mars de l’année en cours. Depuis samedi dernier donc, la polémique s’enfle entre ceux qui pensent que Boni Yayi a honoré sa promesse et ceux qui disent le contraire. En effet, depuis que cette équipe ministérielle tant attendue a été formée, les tenants du système du Changement devenu Refondation ne prennent pour élément comptant que la nomination du maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè pour parler de Gouvernement d’ouverture. Selon eux, le maire d’Abomey devenu ministre de l’Environnement et de l’Urbanisme, a été nommé au titre de l’Union fait la Nation. Les réfractaires quant à eux sont d’avis contraire. En effet, suffit-il d’avoir un membre fut-il de l’Union fait la Nation pour parler de Gouvernement d’ouverture ? Toute la question est là. Et à cette thèse, ils répondent sans tergiverser que c’est un argumentaire biaisé. Et d’avancer deux éléments d’appréciation qui leur permettent de tenir la dragée haute et de battre en brèche cette assertion de Gouvernement d’ouverture. D’abord, c’est le nombre de postes revenus aux proches du chef de l’Etat. En effet, sur 26 postes ministériels, 24 ont échu aux militants et lieutenants d’obédience FCBE, la famille politique du chef de l’Etat. Les deux autres postes sont revenus à Me Marie Elise Gbêdo de la société civile et à Blaise Ahanhanzo-Glèlè. Avec cette différence grande, car au moment où 24 maroquins tombent dans l’escarcelle des FCBE et assimilés dont le leader a eu 53%, 47% des autres Béninois ne sont pas représentés. Dès lors, peut-on parler de Gouvernement d’ouverture ? Ensuite, la nomination de l’édile de la cité royale est-elle représentative de toute une alliance dont le candidat aurait eu 37% à la dernière présidentielle ? En effet, si l’on tient compte des dernières contingences survenues dans l’Union fait la Nation, contingences qui ont conduit à l’entrée de la RB dans le bureau de l’Assemblée nationale, le 21 mai dernier, on ne peut donc dire que c’est au titre de l’UN que le maire d’Abomey est dans le Gouvernement. A l’aune de ces analyses relatives à la dernière équipe ministérielle de Boni Yayi, on peut dire sans coup férir que le leader de la Refondation n’a fait qu’un Gouvernement d’exclusion et non d’ouverture ni d’union

 

24 h au bénin

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