politique nationale Qui a donc organisé l’échec du président Houngbédji ?

Publié le par gilmax

houng.jpgL’actualité politique de ces dernières heures est marquée par le jeu flou de la Renaissance du Bénin au sein de l’Union fait la Nation. Si certains pensent que c’est une preuve de réalisme, d’autres par contre montrent que le parti de Léhady Soglo donne raison à ceux qui pensent que l’échec du président Adrien Houngbédji à la dernière élection présidentielle a été préparé au sein de l’Union fait la Nation.

A quelques mois de la dernière élection présidentielle, certains observateurs de la classe politique évoquaient des manœuvres au sein de l’UN qui feront échouer le candidat Adrien Houngbédji. Deux mois après la mascarade d’élection, les faits semblent leur donner raison. Les ténors de la RB n’ont pas été très vite identifiés dans l’équipe de campagne de l’UN. En effet, pendant la précampagne, ils étaient pratiquement absents.

De nombreux canards avaient annoncé leur défection de l’UN. A maintes reprises, la RB a démenti ces rumeurs et évoqué des manigances du pouvoir. Mais au finish, ces manigances et intoxications supposées du pouvoir ont eu raison des ‘’houézèhouè’’.

La présence des leaders de la RB aux côtés du candidat Adrien Houngbédji n’a été effective qu’après l’investiture de ce dernier. Sur le terrain, la Renaissance du Bénin fut pratiquement sans souffle. Seuls quelques maires ont tenté des actions mais vite inhibées par les nombreux coups bas au sein de cette formation politique. Au cours de la campagne, Me Adrien Houngbédji a été conduit à l’abattoir par ces alliés spécialistes des calculs politiques centrés sur des intérêts. Le candidat de l’UN a passé toute la période de campagne pour résoudre l’équation de la liste électorale.

Sur proposition de certains partenaires de l’union, il participe à des marches de protestation. De plus, il organise des sit-in contre des institutions du pays. Au même moment, le pouvoir enrôlait des milliers de Béninois dans ses rangs pour les élections. Ces marches ont provoqué un déclin de l’UN dans les grandes agglomérations où elles sont organisées. A l’issue du scrutin, le candidat Houngbédji a été battu dans les zones supposées acquises par la RB. La 16ème circonscription électorale montre bien comment l’échec de Houngbédji a été formaté au sein de sa propre famille politique. Aujourd’hui, le masque est jeté. On comprend bien pourquoi des chefs d’arrondissement RB de Cotonou avaient laissé le champ libre à Boni Yayi dans leur localité.

Sylvain De Rocher

24 heures au bénin

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