Difficulté dans la mise en œuvre des réformes portuaires: Le Pvi sort Modeste Kérékou de son mutisme

Publié le par gilmax

Modeste-Kerekou.jpgLe Programme de vérification des importations (Pvi-nouvelle génération) est une réforme nécessaire dont l’initiative remonte à 2004 sous le général Mathieu Kérékou. C’est la voix autorisée de l’ancien ministre des sports et membre de l’Upr, Modeste Kérékou qui l’affirme. C’était hier sur l’émission « Débats actuels » de Golfe Télévision au cours de laquelle, l’ancien ministre Kérékou sans toutefois avoir les chiffres en main a déclaré que les objectifs de la mise en œuvre devraient en principe être atteint. « Je n’ai pas la réalité des chiffres pour savoir s’il y a dysfonctionnement mais la réforme a été mise en place il y a un trimestre. A titre personnel, entre l’Etat et son partenaire, je n’ai pas souvenance que quand il y a problème, il faut l’étaler dans la rue et distiller des informations tendancieuses » a-t-il déclaré. Pour l’invité de Golfe, il faut rester dans les réformes mais pas en restant sourd. Il ajoute : « le président est le seul garant de l’intérêt général. Les béninois doivent rester sereins et faire confiance à leur président ».  Alors, il se fait plus clair : « Il faut que les voix autorisées disent les dysfonctionnements et qu’on ne laisse pas la polémique gonflée. Quand la situation nécessitera que le gouvernement se prononce, il se prononcera sans doute mais c’est encore tôt de se prononcer sur un nouveau système ». Toujours sur les réformes portuaires et la rumeur relative à la baisse des recettes et la rupture du contrat, il a prié chacune des parties à rester vigilante, ferme et à se voir de temps en temps pour aplanir les dysfonctionnements. Mieux, il a plaidé pour le renforcement du partenariat public privé comme c’est le cas avec Bénin Control. « Nous avons besoin des investisseurs qu’ils soient nationaux ou internationaux » a-t-il affirmé. N’empêche, l’ancien ministre de la République pense qu’aucun contrat n’est tabou et il peut être revu. «Le processus qui a conduit à celui de Bénin Control remonte à 2004 et quand un processus a un début, il a une fin. Donc, que ça soit à la veille des élections de mars 2011 ou avant et qu’il soit de 16 ans, ce n’est pas le plus important. Il y a en a qui ont bénéficié de 20 ans de contrat. Nous sommes solidaires de ce qui a été fait. Tous les experts ont regardé le contrat. Je ne pense pas qu’il ait de gros poissons qui ont échappé entre les mailles » a confié l’invité de l’émission dominicale de Golfe Tv. Pour boucler ce volet, il a souhaité qu’il ait une structure de veille pour faire face à l’environnement concurrentiel.

Les enseignants ont tort

La grève des enseignants et le spectre d’une année blanche n’ont également pas échappé à l’analyse du ministre Kérékou. Pour lui, c’est un sujet sérieux. « Ça me peine. Les gens ne savent pas ce que c’est qu’une année blanche. Et, il ne sert à rien que le gouvernement fasse des promesses qu’il ne peut pas respecter. C’est dramatique que les enseignants contraignent les élèves à une année blanche. Il faut tout faire pour sauver l’année blanche » a-t-il assuré.

Sur le dossier Icc Services avec la dernière sortie du procureur de la République qui a invité les épargnants des structures de placement d’argent bénéficiaires des plus values à rembourser au risque d’être poursuivis, il n’a pas caché sa perplexité. « Dans ce dossier, il y a dol et l’Etat est préoccupé par les compatriotes qui ont tout perdu. J’ose croire que c’est sur la base d’analyse probant que cette mesure a été prise » a retenu le ministre Kérékou. Au cours de son passage sur Golfe, il s’est également prononcé sur le projet de révision de la Constitution au Bénin et la crise au Sénégal. Le parallélisme a été vite fait et l’invité a conclu sur : « La Constitution est révisable. Les procédures pour la toucher sont prévues et si du point de vue légal, il est possible que le chef de l’Etat se représente, on avisera en sont temps. Nous ne sommes pas des scénaristes… ». 

Source: L'Informateur

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