Au sujet de la grève dans le secteur éducatif : La Cstb invite les enseignants à résister à toute intimidation du pouvoir

Publié le par gilmax

Le Front des syndicats des trois ordres d’enseignement reçoit encore du soutien de la part des confédérations syndicales. Cette fois-ci, c’est la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) qui lui réitère son appui à travers une déclaration signée par le Sg Gaston Azoua en date du 4 mars 2012. Selon le contenu de celle-ci, la Cstb invite les enseignants à ne pas céder aux menaces du gouvernement et à continuer la lutte syndicale jusqu’à satisfaction de leur revendication. 

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BRAVO ! Enseignants ! Ne cédez pas ! Résistez au pouvoir de Boni Yayi et défendez le droit de grève pour un mieux-être !

 Depuis le vendredi 24 février 2012, le gouvernement de YAYI-KOUPAKI s’est lancé dans une croisade de calomnies, de mensonges et de menaces contre vous et vos légitimes combats d’être bien formés pour mieux servir l’école d’une part et de bénéficier de la revalorisation du point indiciaire accordée à tous les travailleurs d’autre part. Ce pouvoir appelle les élus locaux, les préfets, les maires, les chefs d’arrondissements, de villages, les associations des parents d’élèves, les religieux, les rois, les artisans, les producteurs, l’armée, la gendarmerie et la police contre vous. Il prend d’assaut les presses pour déverser des mensonges, des calomnies contre vos légitimes revendications. Il menace de vous retirer le pain par la suspension de vos salaires ou par votre radiation en tant qu’agents de l’Etat à partir de ce lundi 05 mars 2012. Cela va sans dire que le couple YAYI-KOUPAKI décide d’enlever la vie aux milliers de citoyens qui vivent d’une manière ou d’une autre des revenus de votre travail. Le couple YAYI-KOUPAKI a tort mais veut utiliser la force, la violence pour vous écraser à jamais.

A la CSTB, nous sommes certains que les fils et filles appelés à accomplir cette sale besogne ne le suivront pas, car ce couple YAYI-KOUPAKI et son gouvernement ont ruiné tous les secteurs et les Béninois en souffrent.

Enseignants, vous organisez déjà la résistance puisque vous avez décidé de poursuivre les formes de luttes en cours (marches, sit-in, AG et autres manifestations). Vous avez aussi décidé de radicaliser le mouvement en passant de 72 heures à 96 heures. C’est bien ! L’objectif du gouvernement YAYI-KOUKPAKI à travers cette déclaration de guerre est de mettre fin au droit de grève en République du Bénin et de retirer les droits économiques acquis de hautes luttes par les travailleurs de notre pays.

Non ! Ça ne se passera pas ! Le couple YAYI-KOUKPAKI n’a pas les épaules et les reins pour assumer cette déclaration de guerre contre vous. Le mouvement enseignant possède en son sein des ressources inexpugnables dans la lutte contre les dictateurs de l’acabit YAYI-KOUKPAKI. En 1989, KEREKOU a eu à radier de la fonction publique 401 enseignants grévistes. Dans les semaines qui ont suivi, ces enseignants ont été réhabilités et portés en triomphe par leurs autres camarades grévistes, car le pouvoir n’a pas pu tenir aux coups qu’il recevait des structures de combats dont les bureaux de liaison des enseignants et les comités d’actions divers. Si on a pu vaincre l’autocrate Kérékou, que peut le couple YAYI-KOUPAKI qui essuie déjà des échecs cuisants. Le vendredi 2 mars 2012, la délégation gouvernementale a été conspuée par les directeurs des établissements publics de Cotonou au cours de la rencontre tenue à la Mairie de Cotonou au cri de la chanson de résistance « nous ne pouvons plus reculer ». A Abomey, cette délégation a été déroutée par les Enseignants et la population à la Maison de jeunes de Goho.

Au total, Enseignants ! Résister aujourd’hui veut dire refuser de troquer la revalorisation de la fonction enseignante qui a un caractère moral contre le relèvement du point indiciaire qui est un acte de relèvement du pouvoir d’achat de tous les travailleurs. Résister aujourd’hui, c’est refuser de considérer l’incitation à la fonction enseignante comme une aumône électoraliste de YAYI aux Enseignants ; c’est refuser de faire les frais d’une mauvaise gestion des finances publiques, n’en déplaise aux musaraignes du palais de la présidence comme les Amos ELEGBE qui vont en croisade contre vous.

Enseignants, prenez-les d’assaut. Conspuez-les. Huez-les partout au cours de leurs tournées pour faire leur procès devant le peuple. Ralliez comme par le passé les autres couches qui souffrent ensemble avec vous contre ces hommes et femmes menteurs et mafieux. Fidèle à sa tradition de lutte, la CSTB vous réaffirme son soutien et entend œuvrer pour que les autres secteurs solidarisent avec vous.

Vive les luttes des enseignants.

Tous au combat pour la victoire sur le mensonge et la tyrannie

 Cotonou, le 4 mars 2012

 Le Secrétaire Général Confédéral

 Signature illisible

 Gaston K. AZOUA

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