Après la rencontre informelle de l’Ua: Yayi annonce une conférence sur le conflit armé malien

Publié le par gilmax

yayi-boni-copie.jpgLes chefs d’Etat africains vont tenir, bientôt, une « grande conférence » sur la crise malienne, histoire de se manager  une porte de sortie. Le président Boni Yayi l’a annoncée, hier, sur Rfi.

Suite à la « rencontre  informelle » de Cotonou, le président en exercice de l’Union africaine (Ua), le chef de l’Etat béninois Boni Yayi,  entend organiser une « grande conférence » sur  la situation conflictuelle au Mali et environ  pour trouver une solution à la crise. La date et le lieu de cette réunion sont gardés secrets.

« Je suis allé au Tchad pour m'associer à cette idée qui est en train de se dessiner, d'organiser une grande conférence de tous les pays riverains (Algérie, Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Libye), pour que nous puissions trouver une solution et consolider l'Etat malien dans son intégrité. C'est un Etat démocratique», a-t-il déclaré  au micro  de Christophe Boisbouvier.

Selon Boni Yayi, le président tchadien lui a  proposé une telle conférence. Mais la date et le lieu de ces assises ne sont pas encore arrêtés. Il a instruit Idriss Déby Itno pour réfléchir sur la tenue de cette rencontre d’envergure internationale. Suite au rapport du numéro 1 du Tchad, le président de l’Ua et ses  pairs vont décider de la conduite à tenir.

La crise  au nord Mali est la conséquence de ce qui s’es est passé en Libye, selon le chef de l’Etat béninois. Une dizaine de présidents africains a débattu de cette crise au cours d’une rencontre informelle tenue à Cotonou, la semaine écoulée. La situation reste préoccupante. Le nombre de réfugiés ne cesse de grimper. Surtout, avec des « effets collatéraux » en direction des  pays du Sahel,  la République du Burkina  a reçu plus de 10 000 réfugiés  et  la République du Niger, plus de 23 000. Une telle situation  n’est pas sans  conséquences dramatiques sur le plan alimentaire.

La chute du guide libyen Mouammar Kadhafi a crée alors plus de problèmes qu’elle en a résolu.  La ville de Tripoli n’est pas encore retrouvé sa stabilité d’antan. On assiste à un regain de tension dans la quasi-totalité des villes de la Libye. Encore, la paix est menacée dans les pays riverains, notamment au Mali. Les touaregs armés jusqu’aux dents ne veulent reculer devant rien.  « Et si rien n’est fait, nous en avons encore pour une vingtaine d’années, du point de vue des affrontements des groupes ethniques dans ce pays-là. », prévient le président de l’Ua.

Sur ce, les chefs d’Etat africains Jacob Zuma (Afrique du Sud), Mahamadou Issifou (Niger), Blaise Compaoré (Burkina), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Ali Bongo (Gabon) Faure Gnassingbé (Togo), Idriss Déby (Tchad), Paul Kagamé (Rwanda), Meles Zénawi (Ethiopie), Boni Yayi (Bénin)  et autres se sont retrouvés en un conclave informel à Cotonou. En présence du président intérimaire de la commission de l’Ua Jean Ping, le conflit armé dans le Sahel et l’insécurité en haute mer ont fait l’objet des discussions à huis clos. Mais aucun communiqué final n’a sanctionné cette réunion.

Le pire est à craindre. Il est urgent que la prochaine grande conférence des chefs d’Etat africains permette de trouver une solution rapide à cette crise née de la chute du guide libyen Mouammar Kadhafi qui a incarné la paix dans la région.

Aziz IMOROU / L'Informateur

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